Il a reçu l’ordre de s’auto-détruire. Le virus informatique Flame, détecté récemment et qualifié de « cyber-arme », qui visait notamment à dérober des documents liés au programme nucléaire iranien, a reçu l’ordre de disparaître sans laisser de trace, selon la société de sécurité informatique Symantec.
« A la fin de la semaine dernière, certains centres de commande de Flame ont envoyé un nouvel ordre à plusieurs ordinateurs contaminés », a indiqué dimanche Symantec sur son blog. « Cet ordre est destiné à faire complètement disparaître Flame des ordinateurs compromis », a ajouté la société.
Le virus Flame a été détecté dans différentes régions du monde, notamment le Moyen-Orient, l’Europe, l’Amérique du Nord et l’Asie-Pacifique. L’Iran est le premier pays visé par ces attaques. Le virus existait depuis quatre ans, mais il n’avait été identifié que fin mai par le fabricant russe d’anti-virus Kaspersky Lab, qui avait noté que la sophistication de ce virus utilisé à des fins de « cyber-espionnage » était telle qu’il supposait le concours d’un Etat.
Après cette annonce, le ministre israélien des Affaires stratégiques Moshé Yaalon avait justifié le recours à de tels virus afin de contrer la menace nucléaire iranienne.
