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Mac : deux nouveaux chevaux de Troie sous OS X

Tandis qu’Apple a diffusé un outil pour corriger le problème créé par le virus Flashback la semaine dernière, deux nouveaux chevaux de Troie ont été découverts sur Mac OS X. Nommé Backdoor.OSX.SabPub.a, le premier utilise des failles Java pour s’installer sur les machines cibles et récupérer les données. Selon Computer World, la menace ne se limiterait cependant qu’à un nombre réduit d’utilisateurs.

Déjà inoffensifs

Datant d’il y a un peu plus d’un mois, il serait depuis inoffensif puisque le domaine d’envoi de l’infection est depuis fermé. Le second, appelé OSX.SabPub, exploite des failles dans Word pour le même résultat. Comme son prédécesseur, il ne visait qu’un public restreint, en l’occurrence des activistes tibétains. Pas de risque pour l’utilisateur lambda donc.

Apple : les distributeurs « premium » se rebiffent

C’est l’histoire de David contre Goliath. Celle d’Ebizcuss, un distributeur agrée de produits Apple sur le point de mettre la clef sous la porte, parti en croisade contre la firme à la pomme. Le 11 avril, l’enseigne estampillée « Apple Premium Reseller » (APR) déposait une plainte au tribunal de commerce de Paris contre le groupe de Cupertino pour abus de position dominante, abus de position économique et concurrence déloyale. En d’autres termes le groupe américain profiterait de sa position de fournisseur exclusif pour « étouffer » son revendeur hexagonal.

Comment ? D’abord en organisant, selon les avocats du français, une véritable pénurie des produits les plus en vue de la marque. Apple aurait, par exemple, régulièrement rechigné à livrer son revendeur en iPhone 4 ou 4S, provoquant des ruptures de stock et donc des déperditions de clientèle pendant que les « stores » de la marque continueraient d’être livrés. D’autant que depuis l’arrivée en France de ces magasins emblématiques dédiés à l’univers de la marque, le chiffre d’affaires des APR ne cesse de chuter, les fanatiques d’Apple préférant se diriger vers les magasins appartenant directement au constructeur californien.

Résultat, les ventes s’en ressentent : jusqu’à – 15 % pour Ebizcuss au quatrième trimestre 2011, – 30 % au troisième trimestre ! Autre grief contre le groupe de Cupertino : les prix qu’il pratique avec son revendeur. « Un iPhone 4 était vendu 738 euros par Apple à ebizcuss tandis qu’il coutait 638 à l’Apple store du Louvre ! », raconte Maitre Jean-Marc Thouvenin, conseil d’Ebizcuss, en marge d’une conférence de presse organisée le 17 avril par le revendeur.

DES INVESTISSEMENTS CONSÉQUENTS

Maltraités par Apple, Ebizcuss et les autres APR ont pourtant payé cher le droit dêtre labellisés revendeurs « premium ». Pour la plupart d’entre eux, un investissement de plusieurs centaines de milliers d’euros a été nécessaire pour obtenir ou encore garder le précieux sésame. Apple exige non seulement que la surface des magasins, la hauteur sous plafond et même la taille des baies vitrées soient conformes à ses standards, mais aussi que les meubles qui les garnissent soient commandés chez un unique fournisseur.

Aucune de ces dépenses n’est prise en charge, mais le groupe californien envoie régulièrement des clients mystères chargés de noter les magasins. « Pour peu qu’il passe un jour où l’on est mal luné et c’est fini », lâche une gérante de magasin. S’il perd plusieurs points d’affilée, le magasin peut en effet perdre son label sans pour autant être remboursé de ses investissements. C’est aussi Apple qui distribue les autorisations d’ouverture de nouveaux magasins. Ebizcuss s’en est vu refusé dix dans les derniers mois.

De son coté, la firme à la pomme affirme sa volonté de maintenir de bons rapports avec ses distributeurs français, rappelant que leur nombre a cru de 25 % en 4 ans. Ceux-ci sont passés de 51 à la fin de 2008 à 64 en 2011.  » Nos milliers de partenaires et de distributeurs à à travers le monde ont joué un rôle clef dans l’acquisition de millions de nouveaux clients pour les produits phares tels que l’iPhone ou l’iPad « , déclare un porte parole de la marque.

Pour l’heure, l’enseigne devrait se placer sous redressement judiciaire en attendant qu’un repreneur se présente. Si aucune entreprise ne se montre intéressée, ce sont 200 salariés qui se retrouveront sur le carreau, victimes du succès de l’une des entreprises les plus rentables du monde.

Un sénateur américain demande à la FTC d’enquêter sur Apple et Google

HIGH TECH – L’élu souhaite que le gendarme américain se penche sur l’affaire des applications iOS et Android, susceptibles de récupérer photos et carnets d’adresses sans le consentement des utilisateurs…

La polémique ne cesse d’enfler depuis la publication par le New York Times de plusieurs articles affirmant que des applications téléchargées sur l’App Store d’Apple et l’Android Market de Google permettaient de récupérer des données utilisateurs sans leur autorisation.

En réaction à ces révélations, le sénateur démocrate Charles Schumer a écrit à la Commission fédérale du commerce (FTC) pour lui demander d’ouvrir une enquête, rapporte le site spécialisé CNET.com. Il veut pouvoir déterminer si ces applis pour smartphones Apple ou Android peuvent servir à voler des photos privées ou les contenus de carnets d’adresses (c’était le cas du très populaire Path), comme l’a récemment révélé Bits, le blog high tech du New York Times.

«Lorsque quelqu’un prend une photo, cela devrait rester privé»  

L’élu dénonce une «pratique inquiétante et potentiellement injuste dans le marché des applications smartphones». Pour lui, «les fabricants de smartphones ont l’obligation de protéger les données privées de leurs utilisateurs». Le sénateur a estimé que «lorsque quelqu’un prend une photo, sur un téléphone cellulaire privé, cela devrait rester privé». Dans son courrier, Charles Schumer a demandé à la FTC de forcer les fabricants de smartphones à mettre en place des protections pour s’assurer que personne ne puisse avoir accès à des données privées sans le consentement explicite du possesseur de l’appareil.

Le mois dernier, deux membres du Congrès américain avaient déjà demandé au PDG d’Apple, Tim Cook, des explications concernant la gestion des données par les applications du système d’exploitation iOS. Un porte-parole de la firme à la pomme avait à ce moment-là expliqué au site AllThingsDigital qu’une mise à jour serait effectuée pour que les applications aient à demander le consentement explicite de l’utilisateur avant d’accéder à ses données.